Category: Livres,Folio,Auteurs de A à Z
Fusées - Mon coeur mis à nu - La Belgique déshabillée - Amoenitates Belgicae Details
Lorsqu'il meurt le 31 août 1867, à quarante-six ans, Baudelaire emporte avec lui, entre autres promesses déçues, celle de raconter sa vie - de venger sa vie. Les fragments qui nous sont parvenus de cette entreprise parallèle, de confession et de colère, se rassemblent autour de trois ?uvres en projet : Fusées, où l'intention autobiographique n'apparaît encore qu'en filigrane ; Mon c?ur mis à nu, où s'affirme avec violence le malaise de l'ambiguïté - se tourner vers soi ou contre les autres ; La Belgique déshabillée, cette «pauvre Belgique» dont on présente ici le dossier complet et qui eût pris la forme d'un pamphlet dirigé contre les Belges et, à travers eux, contre le genre humain.

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Dans ce volume, on retrouve "Fusées", composé de notes d'une éventuelle autobiographie, mais également de réflexions, aphorismes et pensées, Mon c?ur mis à nu, qui ne ne diffère pas réellement de Fusées et une troisième partie, qui représente l??essentiel du livre et se compose d'une descente en règle de la Belgique, avec méchanceté et intelligence, pour une critique qui va au delà de la simple Wallonie, un véritable coup de colère contre l'humanité.La première caractéristique des réflexions de Baudelaire est d'être brillantes et profondes. On apprend l'admiration de Baudelaire et l'inspiration qu'a représenté une figure comme Joseph de Maistre, chef de fil de la pensée contre-révolutionnaire, mais également un de ces contemporain, Edgar Allan Poe, dont il fut le traducteur.La profonde pensée antilibérale de Baudelaire ou sa critique de la notion de progrès s'explique par cette filiation, pour une pensée politique, spirituelle et philosophique subtile et visionnaire. Le caractère visionnaire de Baudelaire se retrouve tout au long de ses pensées, mais de manière lumineuse, impressionnante et grandiose p.82-83, ouverte par "que le monde a t il encore a faire sous le ciel".Comment au milieu du XIXè. siècle, un génie, par la synthétisation des connaissances et une réflexion profonde, entre le ciel et la terre, peut matérialiser la maxime de Cocteau : "Je trouve d'abord, je cherche après". On retrouve ici l'esprit prophétique naturel à l'homme, qu'il évoque d'ailleurs.On rit également, lorsque Baudelaire exhale sa misogynie, à travers des aphorismes tel que "pourquoi laisse-t-on entrer les femmes dans les églises ? Qu'on-t-elle d??intéressant à dire à dieu ?" ou démonte la Georges Sand, qui "aurait des intérêts à supprimer l'enfer".Si ce recueil se compose de brillantes réflexions sur le dandysme, le mysticisme, la création, philosophique entres autres ou de réflexions que je vous cite en vrac, tel que la question de : "l'infini dans l'indéfini", "la hiérarchie raisonnable", "dans la tragédie ne jamais oublier le merveilleux", "puissance de l'idée fixe puissance l'espérance", "pas l'inspiration mais l'importance de nécessité", "rien de plus beau que le lieu commun", des conseils pour soi-même composent ses notes et montrent un Baudelaire en souffrance."La Belgique déshabillée" est également passionnant et pour vous l'illustrer, je vous livre une citation que j'ai beaucoup apprécié : "je m'ennuie en France, car tout le monde ressemble a Voltaire".Si la qualité de poète et d'artiste de Baudelaire n'est plus a prouvé, ce recueil montre sa grande pensée politique et philosophique, à complet contre-courant de la pensée dominante actuelle, résumé par l'opposition Balzac et Baudelaire et Hugo et Zola, la transmission face au progrès.Je conseille vivement ce recueil formidable qui appelle a l'instar "d"une charogne" la fondamentale "forme et essence divine", ceux qui doit rester. Baudelaire est vraiment un génie absolu et ce recueil à l'instar de toute son ?uvre en est l'illustration.


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